La présence de la LVIA en Ethiopie

La LVIA a commencé son oeuvre en Ethiopie en 1972, en envoyant son premier volontaire comme enseignant dans une école technique basée à Meki, un village situé dans l'actuelle région d'Oromia environ 150 km au sud d'Addis-Abeba dans la zone de Shoa Est.Cette présence a marqué le début de la collaboration entre LVIA et le Vicariat de Meki, fondateur et responsable de l'école technique. C’est dans ce cadre institutionnel qu’ont commencé et que se sont développées les activités dans le secteur de l'eau, qui caractérisent encore aujourd'hui la présence de LVIA dans la région. En 1974, LVIA a commencé à intervenir à Mendida, un village150 km aunord d'Addis-Abeba. Ici aussi, la première intervention a été dans le domaine de l'éducation avec la construction d'une école technique dirigée par les Pères Cisterciens, suivie du début des enseignements. Au fil des ans, les interventions se sont diversifiées et d'autres projets de développement intégré ont suivi, concernant l’alimentation en eau, l'agriculture, l'horticulture, le reboisement, l'amélioration de l'environnement et l'enseignement technique.
En 1998, LVIA a aidé à la naissance d'une ONG locale, la SCDA – Association pour le Développement de la Communauté de Shoa, en anglais : « Shoa Community Development Association » - qui rassemblait l’ensemble du personnel local ayant collaboré à des projets antérieurs, de manière à favoriser son autonomie et sa durabilité. Depuis lors, on a mené une série d'initiatives visant à apporter à l'ONG locale un appui institutionnel : une aide financière par le biais des initiatives dans la région Oromo et la présentation conjointe de projets (de l'ambassade britannique, subvention d’ensemble -« block grant », CIDA, ECHO) pour financer les activités organisées avec la Région Amara et élargir la présence de la SCDA dans la région Afar.
Communautés pastorales dans le Sud de l'Ethiopie, où LVIA est engagée pour la sécurité alimentaire 

À la fin de la guerre civile en 1992, LVIA commença une série de missions d'aide d'urgence à Addis-Abeba pour venir en aide au grand nombre de réfugiés qui étaient en train de s’établir dans la capitale. L'expérience acquise dans certains des secteurs les plus marginaux de la société conduisit la LVIA à une nouvelle intervention financée par la CEI (de 1995 à 1999), également pour s’occuper de réfugiés. Le projet avait pour but de les inciter à quitter les camps volontairement et à se réinsérer dans la société ; les interventions se sont donc concentrées sur la formation professionnelle et le mentorat.

Depuis les années 80 la LVIA s’est impliquée dans la région de Meki principalement dans le secteur de l'eau, avec des interventions régulières de forage et d’équipement des puits avec des pompes éoliennes, pour un total de 54 usines d'eau, en collaboration avec le diocèse de Meki.
Par la suite, à partir de 2001 la zone d'intervention s'est étendue avec l'ouverture d'un siège à Shashamane et la présence d'un volontaire permanent pour promouvoir une approche plus intégrée des problèmes de Shashamane wereda, Siraro et Arsi Negelle. Depuis 2005, les activités sur l'Estde Shoa se sont définitivement recentrées sur la région de Shashamane (3 wereda), avec des interventions dans le domaine social, des innovations en agriculture et des activités pour soutenir les activités économiques locales telles que le microcrédit et les groupes de transformation des produits laitiers.
Depuis 1995, la LVIA s’est aussi installée directement à Moyale, un village à cheval sur les régions Oromo et Somala, dans l'extrême sud de l'Ethiopie, à la frontière avec le Kenya, grâce à un projet financé par l'Union européenne. Les interventions concernent la reconstruction des cliniques médicales et vétérinaires, l'école primaire, les systèmes d'approvisionnement en eau (par un système spécial au moyen de forages et de l'installation de pompes à énergie solaire), et la fourniture de certaines aides pour l'agriculture tels que les semences et les outils. Un deuxième financement de l'Union européenne a permis de consolider la présence de la LVIA pour améliorer l'approvisionnement alimentaire en améliorant la disponibilité de l'eau et de nourriture à la fois en termes de production locale de nourriture et de création de travail. La dernière évolution de la stratégie de LVIA dans cette zone prévoit de prêter une plus grande attention à l'évolution des systèmes agricoles et d'élevage grâce à une philosophie qui entraîne une augmentation des échanges dans une zone géographique plus large.
La LVIA est intervenu dans la Nation du Sud depuis 2002 par la mise en œuvre de programmes d'urgence dans le secteur de l'eau et depuis 2005 par une intervention conjointe d’approvisionnement alimentaire garanti en Alaba et à Shahego Wereda, et par le soutien logistique d'un autre bureau auxiliaire dans le wereda Bonosha-Shashego.
   

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